• Vos commentaires sur "Le jeu de dominos"...

    paru

    aux éditions Carmina

     

    Un mot qui donne de la lumière à la journée...

    Comme je vous l'ai déjà dit, je me remets à lire. Quel bonheur !  

    Le premier livre que j'ai réussi à terminer le mois dernier, c'est celui-ci : "Le jeu de dominos" d'Anne Poiré. (...) Elle nous raconte l'arrivée de mineurs isolés dans une petite commune rurale. Comment cette décision administrative va faire naître les pires réactions et aussi surtout un élan de générosité, d'implication des bénévoles... Un récit témoignage (même si les noms sont changés) car c'était bien l'ambition d'Anne Poiré que de témoigner de cet événement majeur pour ce territoire rural.

    Assise dans le métro, j'ai tantôt souri, frémi, été émue, bouleversée. J'ai aussi eu les larmes aux yeux... Bref, ce livre ne vous laissera pas indifférent(e). C'est un sujet d'actualité, qui nous questionne tous. Il permet également de découvrir le parcours de ces enfants migrants. Vous ne verrez plus les choses seulement par le prisme du petit écran.

     

    MERCI S. !

     

    Vos commentaires sur "Le jeu de dominos"...

    Et ci-dessus, un extrait d'une critique

    de Rose-Marie Naime

    parue en ce mois de novembre 2018

    dans la magnifique revue Étoiles d'encre

    J'en parle ici.

     

    Commentaire du 21 octobre 2018

    Anne, je pense bien à vous. Je lis votre livre Le jeu de dominos. Moi qui avais tant de mal à lire, je renoue avec la lecture tous les matins dans les transports, et vos mots m'accompagnent, me bousculent, m'émeuvent, me font sourire aussi. Je me permets de vous embrasser.

     

    Vos commentaires sur "Le jeu de dominos"...

    De l'un des migrants de 

    Tourment-lès-Petites-Baraques,

    lorsqu'il a su que le livre était sorti :

    wow

    Many people try to write a book

    but just only a few ever succeed  

     

    Vos commentaires sur "Le jeu de dominos"...

     

    Puis, le même :

     

    Many people don’t write a book

    because it’s extremely hard

     

     

    Où trouver "Le jeu de dominos" ?

     

    Commencer par dire que l'écrit c'est mieux que les cris et des cris il y en a eus. Le livre permet de les entendre à nouveau et de les faire parler davantage: cris du bloc patriotique, cris des jeunes qui manifestent, cris des pros pour obtenir le silence en réunion, cris des bénévoles, plutôt chuchotements, pour essayer de dire. Tous ces cris sont mêlés dans le témoignage du jeu de dominos, ils résonnent entre eux et montrent que le silence ou la quiétude souhaités par une mise à l'écart des jeunes de Calais, pour mieux s'occuper d'eux, sont loin d'être atteints.

    Ce livre traduit aussi un parcours erratique, en zone marécageuse, le long d'une rivière aux nombreux méandres dont on ignore la source et l'estuaire. Des mains se tendent sur une rive pour essayer d'aider ceux qui peinent sur leurs échasses, d'autres, sur l'autre rive, ont transformé les échasses en bâtons avec l'objectif de maintenir ou d'arrêter. Pas de ponts d'une rive à l'autre, de très fragiles passerelles qui ne tiennent pas longtemps et des radeaux de fortune sur lesquels les jeunes sont invités ou incités à embarquer seuls.

    Ce château, un peu fantomatique, situé dans un lieu inconnu, Tourment- lès- petites-baraques, est habité par des personnages nombreux. Il y a Alamaldin, Simba, Hatim Bounouarem,  Fanny Farcouche, Mamita, Valblé pour citer les principaux, la narratrice et tous les bénévoles. Alamaldin, Simba espèrent trouver un peu d'humanité oubliée depuis longtemps, une assiette, que Mamita vient souvent compléter,  mais aussi un désir de school et d'attention: les bénévoles essayent d'y répondre avec chacun leurs moyens, ils se souviennent de l'histoire et de celle de leurs proches. Hatim Bounouarem, Fanny Farcouche n'ont apparemment pas de proches ou pas d'histoire mais le kit de l'éduc adapté à toutes situations, migrants, délinquants, handicapés, et l'aval de la préfecture. Valblé, du haut de sa tour de maire, observe sans prendre de risque, met en garde: il ne faut pas de bruit.

    Au milieu de ces cris, de ce marais, de ce château, le lecteur a pu être un peu perdu mais il a ressenti l'enthousiasme et la générosité portés par ce témoignage, le souci d'accompagner quelque chose de nouveau, loin de Calais, mais à portée d'ailes. Le livre témoigne aussi avec netteté des impossibilités rencontrées dans ce microcosme qu'était le CAOMI, du mensonge politique qu'a été le démantèlement de Calais et de son échec. Il dit une réalité vécue et donne de la force pour d'autres réalités à venir.

    J'ai appris en te lisant, en particulier cette réunion avec Hatim, je n'en avais que des bribes. Aussi ces échanges, ces complicités entre les jeunes et les bénévoles que tu as rassemblés et que je n'avais pas vus. J'ai compris davantage le boulot que représentait ton témoignage.

     

     

    Patience , Anne , je suis en pleine lecture et je m'exprimerai , dès que je m'en sentirai capable , pour l'instant , je trouve ton récit très instructif et je suis admirative par tout ce qui est réalisé par votre groupe de bénévoles , malgré les difficultés rencontrées ...

     

     

    Je trouve ce livre très intéressant, il me sera d’une grande utilité en vue de projets de « cours de français » prochains en CADA.

     

    Je n’ai aucune critique négative…

     

    Tout est bien dit et à la bonne place, grâce à votre révolte bien compréhensible contre l’obscurantisme, le populisme et la bêtise humaine, chacun peut se mettre à la place de ceux qui ont besoin d’aide et de compassion. Bravo Anne !

     

     

    Bon travail à toi sur La Duvie, le témoignage est essentiel auprès de notre entourage (un voisin m'a encore dit hier que des personnes non informées lui avaient parlé de vol de voiture commis par les migrants quand ils étaient à Tourment-lès-Petites-Baraques, heureusement il  a formellement démenti), Ton témoignage est essentiel pour que des rumeurs sans aucun fondements ne continuent pas à circuler.

     

     

    J'aime beaucoup

     

    Je viens de lire ,les larmes coulent   

     

    Quelle magnifique préface que cette longue litanie de tous les prénoms, surnoms réels ou compris de tout les jeunes et les prénoms de tous les autres. Ces rencontres on ne les oublie pas, tu décris bien l'intensité du regard, quelques secondes qui nous approchent de l'éternité je trouve. Chaque lecteur pourra y ajouter ses propres rencontres, les migrants croisés un jour et qui l'auront marqué.

     

    Moi je rajouterai les prénoms de ceux que j'ai croisés et croiserai encore et qui continueront de me bouleverser toujours autant (depuis" Sao" boat people dans les années 80 qui a été accueilli dans les Cévennes et a un temps tissé de la soie (tiens, tiens, les chemins se croisent!).

     

    Ce texte colle parfaitement à l'actualité...

     

     

    Tout ce qui concerne les migrants, les droits de l'homme....me passionne...

     

     

    Tu es entière .et le monde serait bien meilleur à travers tes yeux ! chapeau l'artiste ! et bien sûr bonne continuation..

     

     

    Tu l'as fait ! Bravo, Anne !!

     

     

    Nous avions eu le privilège d'entendre les premiers chapitres

    et de les relire, là, l'émotion me submerge. 

     

     

    Bien sûr qu'on s'y est attachés à ces jeunes ( Hier F. me disait "I miss you" et je lui ai répondu "me too" et c'est bien vrai ! On aimerait tellement les revoir dans quelques années, libres de se déplacer et avec un boulot, une famille...!)

     

     
    L'émotion est garantie et il faut aller à petites doses, mouchoir à la main.

     

     

    Merci pour les premiers pas de ce " jeune Domino " : je lui souhaite de trouver asile bientôt.
     
     
    Bravo, tu l'as fait. C'est très bien. 

     

     Ton témoignage, ton énergie, tes questionnements, tes ressentis permettront, j'espère, à certaines personnes de se rendre compte / connaître / être sensible à cette vie possible de certains humains.
     
     
     Et puis je trouve, que c'est leur rendre une certaine reconnaissance car ils nous ont tant donné....

     

    Bravo encore pour ton action et ton courage . Moi aussi tu le sais j'ai pu rencontrer ces jeunes ados, enfants et déjà adultes par leur vécu. Merci à eux de nous avoir ouvert les yeux et d'avoir joué avec mon fils.

     

    Je suis contente que ce livre puisse exister.
     
     
    C’ est très émouvant. Je remets certains prénoms sur certains visages . Un an déjà . Quelle richesse d ‘ avoir côtoyé ces jeunes !
     
     
    Cela a dû être particulièrement difficile de réduire le texte et de rendre aussi objectivement que possible la somme des informations reçues, comme tu le dis bien, on ne voit pas tous les choses de la même façon et la même chose peut être complètement différente à 10 mn d'intervalle (une cuisine impeccablement rangée et la même au moment du "coup de feu" sont toujours la même pièce et pourtant deux réalités bien différentes). La "réalité" de la Duvie est toute personnelle pour chacun. J'espère simplement que ces écrits permettront au plus grand nombre de réfléchir à ces problèmes et d'avancer dans notre humanité sans qu'on se trompe de cible.

     

     

    Bravo Anne pour ton courage dans cette entreprise et bravo pour ton action

     

    Je suis restée scotchée par ta description de cette première réunion qui a traumatisé tant de gens, on ressent vraiment cette tension, c'est très bien fait. La réunion avec le "directeur" du centre, les jeunes et vous aussi glace le sang!

     

    Cela retrace bien le parcours, cela permettra aux gens de poser des questions. Je pense qu'au-delà de notre expérience locale, il intéresserait aussi toutes les autres villes où des CAOMI ont été mis en place.

     

     

     J’ai fini ton livre Anne et je t’en parlerai plus longuement mais j’ai adoré. C’est un beau témoignage courageux et ça m’a fait du bien de retrouver nos jeunes amis qui me manquent.

     

    J'aime beaucoup cette franchise. Cette spontanéité cette fraîcheur avec laquelle tu racontes des événements durs !

     

    Pour beaucoup de personnes les achats de la fin de l'année se préparent dès maintenant, oubliant les exclus vivant en marge de la société, chacun luttant avec énergie pour survivre. (Bataille sauvage contre eux-mêmes et les autres.) Et je pense à vous dans votre amour pour les autres. Aussi je  vous souhaite un franc succès avec votre livre révélateur de bonté, humanité, de respect envers l'autre. À tous ces lecteurs qui j'espère propageront ce témoignage et ouvriront les yeux pour un monde meilleur.

     

    Merci à toi ! je n'ai pas encore terminé le livre mais je peux d'ores et déjà te dire que côté émotions, il faut être aveugle  et sans cœur pour rester insensible ! il me prend aux tripes comme on dit.

     

     J'ai fini de lire "Le jeu de dominos" et, passé les pages qui rappelaient des souvenirs et rebrassaient beaucoup d'émotions, la lecture m'en a été plus facile. Mais j'ai découvert des horreurs que j'avais à peine entre-aperçues ; j'avais vu la pointe de l'iceberg et ce que tu révèles de l'attitude du directeur du centre, par exemple est tellement hallucinant ! Comment un tel homme a-t-il pu être embauché pour faire ce boulot ? Et apparemment ce n'était guère mieux dans d'autres CAOMI ! Et tu as tout noté  ! quel travail de fourmi ! c'est un témoignage très émouvant. On y sent toute ta frustration d'avoir dû te "retenir" de ne pas avoir pu en faire plus et en même temps la gratitude, l'affection envers ces jeunes qui te l'ont bien rendu et continuent de le faire. Je dis "tu" mais je partage aussi ces sentiments. 
    Je me demande comment les gens qui n'ont pas vécu cette expérience vont réagir, ce qu'ils vont ressentir .
     
     
     
    ....page 140...déjà ...je dévore.."le jeu de dominos"...aventure humaine..objective...vivante...je me régale
     
     
    Vraiment enchantée,,,par "le jeu des dominos"..suis impressionnée par cette aventure
     
     
    Déjà plus de 50 pages lues : j'entends une voix, j'aime ce style, très particulier, vraiment personnel.
     
    Ce que j'apprécie vraiment c'est le vécu avec objectivité des migrants, des bénévoles..c'est souvent un témoignage poignant...très émouvant
     
    Page 279.,,,déjà....j'ai besoin d'écrire combien je suis surprise par le combat des bénévoles si remplis d'humanité...respect pour ces équipes engagées.
     
    Ce livre est époustouflant de vérité, j'avais parfois la rage en pensant à toutes les personnes individualistes et parfois même dans les conversations du quotidien ????? Je t'en dirai plus dans un courrier. Pour l'instant certains de mes mots ne trouvent pas leurs poids dans mon ressenti ......
     
    C'est un livre qu'on devrait faire lire à des ados en construction.
     
    Cette lecture a fait remonter des souvenirs que je croyais oubliés, comme ma grand-mère, venue d'Italie. Et je me dis que je devrais en faire un peu plus, à part donner mon sang tous les mois. Il faut que j'y réfléchisse.
     
     
    Je lui trouve tellement de qualités à ce livre, tout d’abord celui d’exister
    Il est très fidèle par rapport à ce qui s’est passé, sans exagération. Et j’imagine comment ça a dû être difficile de trier et d’éliminer, il y avait, il y a, il y aurait tant à dire sur ce temps des petites baraques et sur la suite, la fuite, le séjour à Calais et tutti qu’anti, puis l’UK et leur (non) avenir. S. m’a dit qu’avec d’autres migrants il marchait toute la journée autour de la ville : n’est-ce pas ce qui s’appelle tourner en rond, en réalité et dans leurs vies ?
     
    Je vous recommande ce livre sur l’histoire des jeunes migrants arrivés à 4 km de chez nous suite au démantèlement de la jungle de Calais. Ce récit poignant reflète totalement la réalité de ce qui s’est passé et mérite lecture.
     
    Je viens de terminer le « Jeu de Domino » J’ai aimé
    Même si mon expérience est différente de la tienne – aux cuisines moins de contacts avec les jeunes – mon ressenti est identique. Quel gâchis !  
    Pour ce qui est de la nourriture : ayant participé pendant plusieurs années aux « Resto du Cœur », gestion des produits donnes par la Banque Alimentaire, le problème de date périmée était classique, les termes de viande de porc cachés au crayon feutre etc….Le nombre de yaourt entre autre que nous les bénévoles, ramenions chez nous en échange d’autres de date plus récente…..
    Oui il est fort regrettable que l’on ait empêché les jeunes de venir aux cuisines A. avait une énorme célérité à éplucher les carottes, le jeune afghan adorait faire les croque-monsieur, les écouteurs de son  téléphone aux oreilles Ce n’était pas de la musique qu’il écoutait mais des sourates, psalmodiées comme les chants des moines. C’était d’ailleurs très beau. Et quand il a su que j’aimais cette musique, qu’en France la psalmodie existait, il m’a laissé son téléphone la matinée pour que je puisse écouter. Quelle confiance de sa part
     Quand il avait le blues, le chagrin, la colère cela le calmait, le rassénérait. M. m’a servi d’interprète
    On pourrait ainsi continuer 
     
    Bravo Anne pour ce touchant témoignage !!!
     
    J'ai terminé Le Jeu de Dominos, quel beau témoignage, vu de l'intérieur, c'est très émouvant.
     
    J'ai profité des vacances pour lire votre livre "Le jeu de dominos" que je viens de terminer. Merci pour la justesse de vos propos qui reflètent bien le vécu des jeunes et de tous ceux qui ont vécu cette expérience. 

    J'ai le regret de ne pas avoir pu m'impliquer davantage auprès des jeunes. Mon travail et mes horaires m'empêchant de venir les jours où les bénévoles étaient tolérés. Je suis plusieurs fois venue aider en cuisine le week-end et même parfois avec X espérant qu'il pourrait entrer en communication avec les jeunes, mais cela s'est toujours avéré difficile du fait que nous étions cloisonnés derrière les vitres du sas de la cuisine !...
     
     
     Je m'appelle X et je mène le même combat d'humanisme que vous...
    Votre dernier livre m'a été  offert récemment et je n'ai lu que 150 pages mais déjà trop d'émotions que j'ai envie de partager
     Déjà,quand je l'ai ouvert ,j'ai été  très  émue d'y découvrir tous ces prénoms...beaucoup d'entres eux représentent de riches rencontres dans ma petite vie... R. (mon petit coup de coeur),S. et ses yeux remplis de souffrance,T.qui m'a offert sa croix d'Éthiopie, U. et V. que nous avons souvent accueillis. 
    J'ai découvert votre façon d'écrire que j'apprécie beaucoup dont l'humanité , l'abnégation et l'altruisme se palpe.
    Ensuite j'ai eu la souffrance jusqu'à en vomir,réellement! Mon coeur à somatisé face aux fachistes.
    Même si je connaissais l'histoire,la lire comme ça avec les détails et une certaine conscience que c'est vraiment une réalité !!! Ça m'a rendu malade
    Et puis...il y a eu un peu de déception, voire de colère comme vous généralisez le manque d'humanité chez les éducateurs....X travaillait la bas et je peux vous dire qu'elle a donné corps,âme,temps,TOUT....il est vrai qu'il y avait des professionnels qui n'y avaient pas leur place,en premier Y, mais il y avait une A, une B et une C qui ont donné toutes leurs tripes avec le moyen qu'elles avaient...
    Toutes les 3 ont donné  encore après  la fermeture d'ailleurs... C revient de 6 mois de bénévole dans les rues de calais,elle est une éducatrice qui a choisi son métier pour ses valeurs!
    Voilà  j'avais besoin de vous dire tout ça, les gens qui vont lire le livre n'auront pas une belle image des éducateurs...bien dommage!
    Peut être qu'en continuant ma lecture je découvrirais une meilleur image
    A bientôt peut-être...je vous ferais éventuellement part de mes ressentis
    Merci pour votre humanisme,ça fait du bien
     Aimer c'est"VIVRE"
     
    => Petite réponse, sur cette question des éducateurs :

    Merci merci X...
    voilà un message qui me touche beaucoup, vraiment beaucoup. MERCI pour votre confiance, MERCI pour ces mots que vous m’offrez. 
    J’espère que vous m’écrirez encore après avoir lu la 2e partie du livre !!!!!!!!!!! 

    Je comprends votre déception face au témoignage que j’ai écrit, concernant les éducateurs. Mais j’avais demandé à TOUS CEUX qui voulaient témoigner, professionnels ou pas, de bien vouloir partager avec moi leur vécu. Les « professionnels », hélas, n’ont pas répondu à mon appel, et les tensions qui se sont accumulées, malheureusement, entre les bénévoles (la position que j’occupais) et les autres… n’ont pas permis que je puisse nuancer davantage mon propos. J’ai écrit depuis la place qui était la mienne. Je ne pouvais imaginer ce à quoi je n’avais pas accès, je pense que vous pouvez le comprendre. Par contre, j’avais vraiment prévenu tout le monde, le maire, les bénévoles, l’association Pierre Valdo, même le sous-préfet de mon projet de faire un livre, et j’aurais aimé pouvoir donner la parole à chacun, dans cette aventure. Ceux qui n’ont pas voulu communiquer ne peuvent me reprocher de ne pas leur avoir permis de s'exprimer…
    Oui, les épisodes rappelant l’horrible réunion du mois de septembre sont vraiment à vomir, au sens propre. Je ne peux même pas comprendre comment certains peuvent être aussi odieux. L’humanité devrait être bien mieux partagée… J’espère avoir rendu l’émotion palpable, ce jour-là, du côté aussi de ceux qui voulaient aider, accueillir, ouvrir leur cœur et leur maison.

     
    Vous comprendrez certainement la position qui était la mienne en écrivant ce texte : je n’ai pu témoigner que de ce que j’ai vécu.
     
    (...)
    Je comprends que vous n’ayez vu dans ce livre que « rancœur et colère envers les professionnels », car vous aviez votre fille en tête en le lisant. Mais, pour moi, c’est d’abord un livre qui défend les jeunes demandeurs d’asile, oui, c’est cela, en priorité, un livre qui tente de rendre un peu de leur humanité et de leur grandeur à ces humains qui méritent qu’on leur tende la main, et c’est un livre qui dénonce non pas les éducateurs, comme vous avez pu le penser, mais le système (le département, la France), hypocrite, mis en place par la France aux côtés de l’Angleterre pour feindre d’aider tout en laissant sur le côté tous ces humains qui ont besoin qu’on les aide. J’ai d’ailleurs élargi, en montrant que dans d’autres centres, ce fut bien pire, ce qui confirme qu’à Tourment certains ont fait leur travail comme ils le pouvaient en ces circonstances.
    Je suis triste que vous n’ayez vu que la dimension « critique des professionnels »… Je pense que mon livre va bien au-delà. Je l’espère…
     
    À vrai dire, un livre n’appartient plus à celui qui l’écrit, mais devient, ensuite, ce qu’en font ceux qui le lisent. Sachez-le, j’aurais vraiment aimé qu’il n’y ait pas autant de polémique autour de Tourment-lès-Petites-Baraques, mais du partage, constructif. J’ai vraiment minimisé, dans mon récit, les dysfonctionnements constatés par bon nombre de bénévoles, et aussi par des professionnels, d’ailleurs : pas seulement par moi. 

     
     
     
    Je serai ce week end à L. et vais présenter votre livre « le Jeu de Domino » à un café littéraire, à la « Société de Lecture », mardi prochain.
     
    J'ai entendu avec mon coeur et mes tripes que la rencontre avec ces jeunes à bouleversé votre vie et celle des bénévoles, et ô combien je le comprends...
    Ce sont des rencontres tellement riches et remplies d'humanité...
     
    J'ai commencé ton livre.... Je m'apercois que j'ai raté beaucoup de choses, isolée en cuisine.... J'ai toujours ce sentiment d'échec pour les migrants et toujours cette amertume envers les politiques.... Bref cette lecture me brasse pas mal... Très belle restitution, merci.

      

    Vos commentaires sur "Le jeu de dominos"...

    Le Carnet à Spirales - Charlieu - décembre 2017

     

    J'annonçais déjà

    la sortie de mon dernier livre en cliquant ici.  

     

     

    Il est question de la couverture et du titre

    en cliquant là.

     

     

     Pour ceux qui veulent des repères face à tous ces sigles,

    sur la migration,

    et cherchent des liens utiles, cliquez ici.

     

     

    trouver ce livre,

    à Charlieu, à Saint-Denis-de-Cabanne, et à Riorges ?

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    Souvenirs de la première dédicace, à Riorges

    en cliquant ici.

     

    Dédicace à l'Espace Culturel de Riorges

     

     

     

    Dédicace à l'Espace Culturel de Riorges

     

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