Vos commentaires sur "Le jeu de dominos"...
12 déc. 2017
Émouvant, en ce 19 novembre.
Encore un commentaire cri du cœur, très émouvant,
sur Le jeu de dominos ! Merci madame... :
Bonjour,
Que d’émotions ! De la tristesse, de l’amertume, de la colère et de la joie aussi. Tant de sentiments se mêlent en moi après la lecture de votre livre « Le jeu de dominos ».
Je ne suis pas une grande lectrice, mais là, à peine 2 jours pour Lire ce FABULEUX ouvrage. J’étais peut-être un peu partisane il est vrai , ma fille ayant fait partie de l’aventure au début puis exclue, comme beaucoup, je l’ai constaté en vous lisant.
Voilà, je me suis replongée dans cette période qui a semé tant de troubles dans les petits villages aux alentours. C’était déjà il y a plus de 2 ans quand tout a commencé.
Le temps passe vite !
Je me demande ce qui a changé ! j’espère que votre témoignage fera avancer les choses petit à petit. C’est bien le sens du titre ?
A peine ai-je terminé ce livre que je contactais mes amis. Il faut lire le livre d’Anné Poiré , c’est un témoignage poignant, c’est une belle leçon d’humilité !
Quelle violence ! je n’imaginais pas certains capables d’autant de mépris , surtout au vue des fonctions qu’ils ont. Je suis outrée lorsque je lis les propos de ce fameux directeur du CAOMI ou encore de cette « cheffe ». Quelle honte !
Beaucoup d’amertume, trop d’illusion. Je croyais sincèrement que l’on pourrait faire quelques choses de plus de mieux, un grand fiasco le démantèlement de cette « jungle ». J’espère que tous ces jeunes, adultes et familles de Tourment les petites baraques et autres villages pourront enfin souffler, se poser définitivement en UK ou ailleurs. Je leur souhaite tout le bonheur du monde !
Quelle joie aussi de voir cette foule de bénévoles,( l’homme est bon ! j’en reste convaincue malgré tout, je suis parfois un peu naïve ou trop idéaliste)participer à cette grande aventure humaine. Malgré les embûches, les nombreuses tentatives pour vous faire fuir, vous êtes restés.
Merci à tous ses jeunes qui nous donnent une bonne leçon vie
Merci pour ce témoignage, ce courage ( le livre ne doit pas plaire à tous ! ), cet engagement.
Un mot qui donne de la lumière à la journée...
Comme je vous l'ai déjà dit, je me remets à lire. Quel bonheur !
Le premier livre que j'ai réussi à terminer le mois dernier, c'est celui-ci : "Le jeu de dominos" d'Anne Poiré. (...) Elle nous raconte l'arrivée de mineurs isolés dans une petite commune rurale. Comment cette décision administrative va faire naître les pires réactions et aussi surtout un élan de générosité, d'implication des bénévoles... Un récit témoignage (même si les noms sont changés) car c'était bien l'ambition d'Anne Poiré que de témoigner de cet événement majeur pour ce territoire rural.
Assise dans le métro, j'ai tantôt souri, frémi, été émue, bouleversée. J'ai aussi eu les larmes aux yeux... Bref, ce livre ne vous laissera pas indifférent(e). C'est un sujet d'actualité, qui nous questionne tous. Il permet également de découvrir le parcours de ces enfants migrants. Vous ne verrez plus les choses seulement par le prisme du petit écran.
MERCI S. !
Et ci-dessus, un extrait d'une critique
de Rose-Marie Naime
parue en ce mois de novembre 2018
dans la magnifique revue Étoiles d'encre
J'en parle ici.
Commentaire du 21 octobre 2018
Anne, je pense bien à vous. Je lis votre livre Le jeu de dominos. Moi qui avais tant de mal à lire, je renoue avec la lecture tous les matins dans les transports, et vos mots m'accompagnent, me bousculent, m'émeuvent, me font sourire aussi. Je me permets de vous embrasser.
De l'un des migrants de
Tourment-lès-Petites-Baraques,
lorsqu'il a su que le livre était sorti :
wow
Many people try to write a book
but just only a few ever succeed
Puis, le même :
Many people don’t write a book
because it’s extremely hard
Commencer par dire que l'écrit c'est mieux que les cris et des cris il y en a eus. Le livre permet de les entendre à nouveau et de les faire parler davantage: cris du bloc patriotique, cris des jeunes qui manifestent, cris des pros pour obtenir le silence en réunion, cris des bénévoles, plutôt chuchotements, pour essayer de dire. Tous ces cris sont mêlés dans le témoignage du jeu de dominos, ils résonnent entre eux et montrent que le silence ou la quiétude souhaités par une mise à l'écart des jeunes de Calais, pour mieux s'occuper d'eux, sont loin d'être atteints.
Ce livre traduit aussi un parcours erratique, en zone marécageuse, le long d'une rivière aux nombreux méandres dont on ignore la source et l'estuaire. Des mains se tendent sur une rive pour essayer d'aider ceux qui peinent sur leurs échasses, d'autres, sur l'autre rive, ont transformé les échasses en bâtons avec l'objectif de maintenir ou d'arrêter. Pas de ponts d'une rive à l'autre, de très fragiles passerelles qui ne tiennent pas longtemps et des radeaux de fortune sur lesquels les jeunes sont invités ou incités à embarquer seuls.
Ce château, un peu fantomatique, situé dans un lieu inconnu, Tourment- lès- petites-baraques, est habité par des personnages nombreux. Il y a Alamaldin, Simba, Hatim Bounouarem, Fanny Farcouche, Mamita, Valblé pour citer les principaux, la narratrice et tous les bénévoles. Alamaldin, Simba espèrent trouver un peu d'humanité oubliée depuis longtemps, une assiette, que Mamita vient souvent compléter, mais aussi un désir de school et d'attention: les bénévoles essayent d'y répondre avec chacun leurs moyens, ils se souviennent de l'histoire et de celle de leurs proches. Hatim Bounouarem, Fanny Farcouche n'ont apparemment pas de proches ou pas d'histoire mais le kit de l'éduc adapté à toutes situations, migrants, délinquants, handicapés, et l'aval de la préfecture. Valblé, du haut de sa tour de maire, observe sans prendre de risque, met en garde: il ne faut pas de bruit.
Au milieu de ces cris, de ce marais, de ce château, le lecteur a pu être un peu perdu mais il a ressenti l'enthousiasme et la générosité portés par ce témoignage, le souci d'accompagner quelque chose de nouveau, loin de Calais, mais à portée d'ailes. Le livre témoigne aussi avec netteté des impossibilités rencontrées dans ce microcosme qu'était le CAOMI, du mensonge politique qu'a été le démantèlement de Calais et de son échec. Il dit une réalité vécue et donne de la force pour d'autres réalités à venir.
J'ai appris en te lisant, en particulier cette réunion avec Hatim, je n'en avais que des bribes. Aussi ces échanges, ces complicités entre les jeunes et les bénévoles que tu as rassemblés et que je n'avais pas vus. J'ai compris davantage le boulot que représentait ton témoignage.
Patience , Anne , je suis en pleine lecture et je m'exprimerai , dès que je m'en sentirai capable , pour l'instant , je trouve ton récit très instructif et je suis admirative par tout ce qui est réalisé par votre groupe de bénévoles , malgré les difficultés rencontrées ...
Je trouve ce livre très intéressant, il me sera d’une grande utilité en vue de projets de « cours de français » prochains en CADA.
Je n’ai aucune critique négative…
Tout est bien dit et à la bonne place, grâce à votre révolte bien compréhensible contre l’obscurantisme, le populisme et la bêtise humaine, chacun peut se mettre à la place de ceux qui ont besoin d’aide et de compassion. Bravo Anne !
Bon travail à toi sur La Duvie, le témoignage est essentiel auprès de notre entourage (un voisin m'a encore dit hier que des personnes non informées lui avaient parlé de vol de voiture commis par les migrants quand ils étaient à Tourment-lès-Petites-Baraques, heureusement il a formellement démenti), Ton témoignage est essentiel pour que des rumeurs sans aucun fondements ne continuent pas à circuler.
J'aime beaucoup
Je viens de lire ,les larmes coulent
Quelle magnifique préface que cette longue litanie de tous les prénoms, surnoms réels ou compris de tout les jeunes et les prénoms de tous les autres. Ces rencontres on ne les oublie pas, tu décris bien l'intensité du regard, quelques secondes qui nous approchent de l'éternité je trouve. Chaque lecteur pourra y ajouter ses propres rencontres, les migrants croisés un jour et qui l'auront marqué.
Moi je rajouterai les prénoms de ceux que j'ai croisés et croiserai encore et qui continueront de me bouleverser toujours autant (depuis" Sao" boat people dans les années 80 qui a été accueilli dans les Cévennes et a un temps tissé de la soie (tiens, tiens, les chemins se croisent!).
Ce texte colle parfaitement à l'actualité...
Tout ce qui concerne les migrants, les droits de l'homme....me passionne...
Tu es entière .et le monde serait bien meilleur à travers tes yeux ! chapeau l'artiste ! et bien sûr bonne continuation..
Tu l'as fait ! Bravo, Anne !!
Nous avions eu le privilège d'entendre les premiers chapitres
et de les relire, là, l'émotion me submerge.
Bravo encore pour ton action et ton courage . Moi aussi tu le sais j'ai pu rencontrer ces jeunes ados, enfants et déjà adultes par leur vécu. Merci à eux de nous avoir ouvert les yeux et d'avoir joué avec mon fils.
Bravo Anne pour ton courage dans cette entreprise et bravo pour ton action
Je suis restée scotchée par ta description de cette première réunion qui a traumatisé tant de gens, on ressent vraiment cette tension, c'est très bien fait. La réunion avec le "directeur" du centre, les jeunes et vous aussi glace le sang!
Cela retrace bien le parcours, cela permettra aux gens de poser des questions. Je pense qu'au-delà de notre expérience locale, il intéresserait aussi toutes les autres villes où des CAOMI ont été mis en place.
J’ai fini ton livre Anne et je t’en parlerai plus longuement mais j’ai adoré. C’est un beau témoignage courageux et ça m’a fait du bien de retrouver nos jeunes amis qui me manquent.
J'aime beaucoup cette franchise. Cette spontanéité cette fraîcheur avec laquelle tu racontes des événements durs !
Pour beaucoup de personnes les achats de la fin de l'année se préparent dès maintenant, oubliant les exclus vivant en marge de la société, chacun luttant avec énergie pour survivre. (Bataille sauvage contre eux-mêmes et les autres.) Et je pense à vous dans votre amour pour les autres. Aussi je vous souhaite un franc succès avec votre livre révélateur de bonté, humanité, de respect envers l'autre. À tous ces lecteurs qui j'espère propageront ce témoignage et ouvriront les yeux pour un monde meilleur.
Merci à toi ! je n'ai pas encore terminé le livre mais je peux d'ores et déjà te dire que côté émotions, il faut être aveugle et sans cœur pour rester insensible ! il me prend aux tripes comme on dit.
J'ai le regret de ne pas avoir pu m'impliquer davantage auprès des jeunes. Mon travail et mes horaires m'empêchant de venir les jours où les bénévoles étaient tolérés. Je suis plusieurs fois venue aider en cuisine le week-end et même parfois avec X espérant qu'il pourrait entrer en communication avec les jeunes, mais cela s'est toujours avéré difficile du fait que nous étions cloisonnés derrière les vitres du sas de la cuisine !...
Je comprends votre déception face au témoignage que j’ai écrit, concernant les éducateurs. Mais j’avais demandé à TOUS CEUX qui voulaient témoigner, professionnels ou pas, de bien vouloir partager avec moi leur vécu. Les « professionnels », hélas, n’ont pas répondu à mon appel, et les tensions qui se sont accumulées, malheureusement, entre les bénévoles (la position que j’occupais) et les autres… n’ont pas permis que je puisse nuancer davantage mon propos. J’ai écrit depuis la place qui était la mienne. Je ne pouvais imaginer ce à quoi je n’avais pas accès, je pense que vous pouvez le comprendre. Par contre, j’avais vraiment prévenu tout le monde, le maire, les bénévoles, l’association Pierre Valdo, même le sous-préfet de mon projet de faire un livre, et j’aurais aimé pouvoir donner la parole à chacun, dans cette aventure. Ceux qui n’ont pas voulu communiquer ne peuvent me reprocher de ne pas leur avoir permis de s'exprimer…
Le Carnet à Spirales - Charlieu - décembre 2017
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